La vitesse de la vie

Mercredi 2 septembre

Les vacances sont finies. Enfin, l’été est fini ! Mon Antoine a repris le chemin du travail, tandis que je suis rentrée à l’appart faire mes cartons. Car bientôt, je vais déménager, pour un trois pièces à quelques rues d’ici. Un changement qui semble minime d’un point de vue géographique, mais qui est un véritable bouleversement en réalité. Car ce n’est pas juste mes colocs et mon appart que je vais quitter. Dans trois semaines, je serai mariée. Quand j’y pense, c’est étourdissant, et à l’euphorie succède une montée de stress que j’ai bien du mal à contrôler, et qui provoque une détérioration systématique de mon vernis, pourtant posé expressément pour m’éviter de me ronger les ongles. J’aimerais avoir de belles mains lorsqu’Antoine me passera l’alliance au doigt.

En rangeant mes livres, je repasse mentalement pour la quinzième fois de la journée ce qu’il reste à préparer pour le 26 septembre. Ma robe est prête depuis longtemps, c’est un chef-d’oeuvre de haute couture et de raffinement, et en plus elle me va « merveilleusement bien », aux dires de la couturière et de Maman et mes sœurs qui m’ont accompagnée aux essayages et m’ont observée la faire tourner avec des yeux embués. Les fleurs pour l’église, c’est réglé. Les enfants de chœur sont désignés. Le rendez-vous chez le coiffeur est pris, les enfants d’honneur ont tous leur tenues, les alliances sont prêtes, les réponses des invités quasiment toutes arrivées, le traiteur nous a promis de nous régaler les papilles, le DJ est un ami de Mayeul qui m’a assuré que nous allions nous « enjailler comme jamais ». Il reste le casse-tête des plans de table à terminer. Et, ah, oui, point non négligeable, nous nous marions civilement le 19. Mes parents et ceux d’Antoine ont réservé un bon restaurant près de chez nous, ce sera une cérémonie intime, avec seulement nos parents et nos frères et sœurs.

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Tous ces détails matériels me fatiguent souvent. J’ai peur de m’éloigner de l’essentiel : Dieu qui fera de mon amour avec Antoine une véritable « Eglise domestique », Dieu qui fera de notre amour quelque chose de sacré, de grand, à l’image de la relation qui unit le Christ à son Eglise. Mais heureusement, nous sommes très bien suivis par le père spi d’Antoine, et par la paroisse de l’Emmanuel qui a accompagné nos fiançailles. Nous avons tant appris ! Sur nous-même, sur ce que nous attendions l’un de l’autre, sur la beauté du couple. Ça peut faire peur, parfois, de se dire que l’on devra refaire le choix d’aimer l’autre chaque jour, de comprendre que l’on doit être prêt à tout supporter avec lui, à lui donner sa vie, au sens propre comme au sens figuré. Le week-end prochain, Macess prononce ses vœux temporaires à Boulaur. Nous irons, ainsi qu’Elisabeth et Georges, Henri et Hortense, et les Porfeuille, bien sûr. Les autres partiront vite après, mais Antoine et moi resterons pour une retraite de trois jours, pour plonger ensemble dans l’amour de Dieu avant de nous unir pour en être un reflet. Nous en profiterons pour préparer la messe, et notre prière des époux.

Je décroche les photos accrochées à mon mur. Mes parents, mes frères et sœurs, mes amis, tous se retrouvent dans une chemise en carton. Je m’arrête un instant sur une photo qui date de mon lycée, où je pose avec Henri, Antoine, Elisabeth, Macess et Claire. Ça me semble si loin. Et à la fois, c’est si proche. Claire est si proche. Ma Clairette, je t’en prie, reste avec moi. Aide moi à voir ici-bas les signes que tu m’envoies du Ciel, Antoine et moi avons tant besoin de ton intercession, tu sais. On fait les fiers, comme ça, parce que tout le monde nous voit comme le couple idéal, parce qu’on est bien préparés, parce qu’on s’aime – oh, on s’aime tant ! -, parce que ça parait si naturel qu’on se marie. Oui, on fait les fiers, mais tu sais, ça n’est pas si naturel que ça, et parfois, je suis prise d’un sentiment de vertige quand je prends conscience du saut qu’on s’apprête à faire. Tu sais, Claire, on croit connaître l’autre par cœur, on s’en persuade, mais la vérité c’est qu’on ne peut pas, et on ne pourra jamais, être unis au point de comprendre ce qui se passe dans les tréfonds de l’âme de l’autre. Seul Dieu peut faire ça. Et heureusement, car l’amour, dans un couple, se déploie dans l’altérité et dans le respect de la liberté de l’autre. Et heureusement, car Antoine pourra ainsi toujours me surprendre. Mais parfois, c’est dur, d’admettre que l’autre restera toujours un mystère. C’est dur et ça peut faire peur, ce mystère, cet inconnu. Mais ce mystère, c’est le mystère de l’amour : s’unir corps et âme avec celui dont on ne pourra jamais pénétrer complètement l’esprit et le cœur, faire un tout en étant deux. Dire « nous », n’est-ce pas faire de plusieurs personnes une seule entité ? Le « nous » que crée le mariage, c’est l’amour porté à son apogée, car il implique non seulement les deux époux, mais aussi Dieu. Un amour trinitaire qui en rappelle un autre.

Assise sur mon lit, ma photo entre les mains, je prends alors pleinement conscience de la magnificence du sacrement que je vais recevoir avec Antoine. Nous serons un reflet de la gloire de Dieu. C’est si grand, c’est si beau, que je me mets à chanter à pleine voix un chant de louange. Un rire m’interrompt.

– Eh ben ! Ça te rend si heureuse de faire tes valises pour nous quitter ?

Ma Jo !! Je me précipite dans ses bras, puis me recule pour la contempler. Un sourire sans ombre éclaire son visage bronzé. Ses cheveux tombent en mèches blondes et bouclées sur un regard rieur. Elle a l’air en forme. Elle me raconte son été. Elle a vu Edouard pendant une semaine, chez Anne-Emmanuelle, puis elle a passé trois semaines à servir à Rocamadour.

-Si tu savais comme Marie est tendre ! Elle a bien avancé mon processus de guérison je crois !

Et dans son regard, je vois qu’elle a raison, car il y a une lueur qui ne trompe pas. Un mélange de joie et de paix, qui donne un reflet profond à ses yeux noisette.

Antoine et moi voulions passer la voir, mais nous sommes finalement allés à Paray, avec Elisabeth et Georges.

Ah, le forum des jeunes ! Nous devenons des habitués à présent, mais je sens bien qu’Antoine commence à se sentir vieux parmi tous ces jeunes dont la plupart ont entre 17 et 19 ans. Je lui ai promis que l’année prochaine nous irions à la session 25-35 ans. Mais il n’y a pas d’âge pour la louange ! Une fois de plus, je fus émue par les louanges sous la grande tente, qui me donnaient l’impression que le Ciel s’ouvrait, et que nos anges gardiens battaient des mains à nos côtés. Georges, qui venait pour la première fois, fut un peu perturbé par le côté charismatique au début, mais s’habitua assez vite. Il fut ravi de voir qu’une troupe de comédie musicale nous présenta un après-midi une pièce sur la passion du Christ, en arabe. Nous le vîmes alors se déhancher sur sa chaise, fredonnant les paroles avec emphase. C’était assez drôle, d’autant plus qu’il assortissait ça de petits claquements de langue très pittoresques. Elisabeth commença par rire, puis lui demanda gentiment d’arrêter (les personnes du rang de devant s’étaient retournées). Le spectacle était très beau, du reste.

Je vous passe notre pause glace à la buvette qui dégénéra assez rapidement, après que Georges a enduit Antoine de glace au chocolat, lequel a riposté en étalant son cône à la fraise sur Elisabeth, qui s’est vengée sur moi, et c’est à contrecœur que j’ai écrasé mon magnum pink sur Georges, car il était particulièrement bon. Comme on avait tous l’air débile après ça, nous nous sommes dirigés vers les robinets d’eau. Il faisait très chaud, et le temps de traverser les quelques mètres qui séparaient la buvette de la fontaine, nous avions tous déjà des coulures de glace fondue sur le visage. C’est à ce moment, qui ne pouvait pas être plus inopportun, que se planta devant nous un couple d’une cinquantaine d’année, cordon vert au cou, signe de reconnaissance des membres de la Communauté de l’Emmanuel.

-Antoine, Elisabeth ! Comment ça va ? Ça fait si longtemps !

La dame avait lancé ces paroles d’un ton enchanté, et je me tournai vers mon fiancé afin d’avoir une explication. Le pauvre ne semblait pas pouvoir en fournir, du moins était-il trop occupé à essayer d’essuyer les dégoulinures de glace de son visage  transpirant. C’est Elisabeth qui retrouva la première une contenance.

-Oh, Tante Hélène, Oncle Henri ! Euh, oui ça fait longtemps. Je vous présente mon fiancé Georges !

L’Oncle Henri eut une exclamation ravie, et serra avec empressement la main de Georges, tandis que celui-ci se frottait la joue de l’autre avec une serviette en papier.

-Je suis un cousin de Bertrand Lebert, nous savions qu’Elisabeth était fiancée, c’est une joie de vous rencontrer ! Mais alors, ajouta-t-il en se tournant vers moi, vous êtes Aliénor, la fiancée d’Antoine ? Bientôt le mariage ? Nous serons là !

Ah, zut, moi qui pensait passer inaperçue. Mais c’est bien vers mon visage maculé de glace au chocolat que s’étaient tournés ses yeux amusés.

-Euh, oui, c’est moi. Je serai ravie de vous voir à mon mariage, Monsieur ! Et vous aussi, Madame !

-Allons allons, me répondit la dame, appelez nous oncle et tante enfin ! Est-ce que vous voulez un mouchoir ? Toi aussi Antoine ?

-Oui, merci, Tante Hélène ! Pardon d’être aussi peu présentables, nous avons bêtement joué à faire une bataille de glace. Je suis content que vous veniez à mon mariage !

Oncle Henri et Tante Hélène se mirent à rire, nous dîrent qu’il-n’y-avait-pas-de-souci-enfin-c’est-bien-normal-de-s’amuser-à-votre-âge, nous fîrent promettre qu’on dîne ensemble pendant la session, que ç’avait été une joie de rencontrer Georges et moi, et qu’ils devaient y aller ils étaient attendus au service vaisselle. Tante Hélène dit gentiment à Antoine, pour conclure, qu’il n’avait pas changé, déjà il y a quinze ans il avait enduit leur fils Thomas de sable mouillé.

Nous avons dîné avec eux le lendemain, le visage propre et sec. C’est un couple rayonnant, qui s’est sincèrement intéressé à chacun d’entre nous, et chez qui on sent une générosité profonde. J’espère qu’Antoine et moi serons aussi attentifs aux autres plus tard.

Nous somme ensuite partis tous ensemble à Boulaur où nous avons passé huit jours revigorants, entre offices, entretiens avec notre religieuse préférée, balades, bons repas et fous rires. Macess traversait à ce moment un combat spirituel assez difficile, une période d’aridité qui la rendait, nous a –t-elle dit, successivement pleine de doute et de tristesse, puis de colère envers le Ciel.

-Parfois, je me demande même ce que je fais là. Certes, je prie, mais à quoi bon ? J’ai l’impression qu’Il ne m’écoute plus. Et mes prières sont si tourmentées ! Mais au fond, je sais que c’est parce que mes vœux temporaires approchent, et que le démon veut m’en dissuader. Je le sais, et je reste fidèle, mais ce n’est pas facile, de ne même plus être sûre de l’amour de Celui à qui on a donné sa vie ! Priez bien pour moi, afin que cette période, au lieu de m’éloigner de Dieu, m’éprouve pour me rapprocher de Lui encore plus !

Nous avons promis, et nous lui avons adressé quelques paroles de réconfort, comme nous avons pu. Elle a souri avec reconnaissance, puis a pris un ton plus léger pour nous raconter comme elle s’amusait ici. L’autre jour, nous dit-elle, elles ont fait une partie de rugby entre toutes les sœurs, et certaines s’en sont donné à cœur joie.

-Je me suis faite plaquer trois fois, on était pleines de boue après ! Mais rassurez-vous, je me suis rattrapée. C’était énorme de voir certaines sœurs se lâcher ! Notamment une, très discrète, qui en fait est une vraie brute au rugby ! Qu’est-ce qu’on s’est marrées !

Et nous avons ri avec elle quand elle nous a décrit le regard ahuri d’un retraitant qui les a vues rentrer, maculées de boue et riant aux éclats.

Et puis, nous l’avons laissée, notre Macess, pour rentrer chacun dans notre coin. Elisabeth à Paris pour soutenir son mémoire, Georges au Liban pour passer quelques jours avec sa famille, Antoine au boulot et moi dans mes cartons. De toute façon, nous la revoyons dimanche prochain !

Ma chambre est presque vide à présent. Toutes mes affaires sont rangées, triées, entre ce que je jette, ce que je vais entreposer chez mes parents, et ce que je garde pour mon nouveau foyer avec Antoine. Ma vie dans des cartons. Je regarde avec affection mon lit une place. Bientôt, j’aurai toujours quelqu’un à mes côtés quand je dormirai. Ça doit être bizarre, au début, tout de même. Et puis, même si je sais que c’est très beau, je ne peux m’empêcher d’être légèrement anxieuse à propos de notre première union sexuelle. Et pourtant, j’en ai terriblement envie !! J’ai demandé à Hortense de m’en parler. Elle m’a prévenue que oui, au début ça pouvait être un peu douloureux, que oui, ça n’était pas toujours évident de prendre ses marques, mais que ça venait vite. Et puis on nous en a beaucoup parlé en cycle de préparation au mariage, en des termes clairs sans êtres crus, beaux sans être censurés. Et ma belle-sœur  a conclu en caressant son ventre rond et en déclarant « tu verras, c’est beau, et c’est bon ! C’est normal, après tout, c’est un signe d’amour et ça donne la vie ! »

Oui, ça donne la vie ! Une bouffée de joie et de tendresse me prend à la gorge en me rappelant soudain la bonne nouvelle qui est tombée hier, bouleversant la famille, rendant mes parents hystériques de joie et d’émotion, et faisant de mon sage frère Henri un être hurlant dans mon téléphone :

-Je suis PAPAAAAAAAAAAAAA !!

Ce qui fait donc de moi une tante. Et depuis hier, je ne cesse de regarder la photo qui a tout de suite été promue en fond d’écran, la photo d’une minuscule petite fille fripée, répondant au doux prénom de Zélie. Oui, mon frère et ma belle-sœur ne font pas dans l’originalité un peu plus d’un mois avant la canonisation de Louis et Zélie Martin, mais quelle sainte patronne elle a, cette petite ! Et depuis hier, toute la famille est dans un état d’excitation peu descriptible. Je les ai tous eus au téléphone. Quand j’ai appelé, juste après le coup de fil d’Henri, ils étaient tous en train de boire du champagne. C’est Jibé qui a décroché et qui a hurlé en reconnaissant ma voix :

-Eeeeeh Tante Ali c’est Oncle Jibé ! T’as vu la photo qu’Henri a envoyé par sms ? Elle est belle hein, elle est belle hein ?

Je  l’imaginais sans mal sauter partout dans la cuisine le combiné à la main, aux risques et périls de tout objet ou chat ses trouvant sur son chemin. Puis il m’a passé Diane.

-Ali pourquoi t’es pas avec nous ? Papa et Maman sont trop mignons ils arrêtent pas de s’extasier devant la photo ! En vrai moi je suis tellement heureuse ! En plus, tu sais, je suis la marraine ! Je te passe Mayeul !

J’ai entendu ma petite sœur se moucher. Ma petite Dianou, si sensible. Zélie ne pouvait rêver meilleure marraine que toi !

-Ali, Ali, je suis un oncle comblé ! T’as vu la photo ? Elle ressemble à moitié à Isaure, c’est trop drôle ! Tiens bah je te la passe !

-Oui Ali t’as vu elle me ressemble ! En tout cas elle est belle ! Je te passe Maman !

-Ma chérie c’est tellement dommage que tu ne sois pas là, on est tous tellement heureux ! Enfin je sais que tu dois préparer ton déménagement et profiter de tes colocs avant ton mariage. J’ai hâte de la voir, j’irai sans doute la semaine prochaine avec ton père. D’ailleurs je te le passe, et ne restez pas trop longtemps, je dois prévenir tout le monde la bonne nouvelle : tes grands-parents, tes oncles et tantes, tes cousins… Je t‘embrasse très fort !

-Aliénor ma chérie, quelle année bénie ! En moins d’un mois je deviens grand-père et je vais accompagner ma fille aînée chérie à l’autel ! Bon je te laisser Maman veut le téléphone ! Gros bisous mon Ali ! Alleluia de gloire comme on dit à Paray, non ?

Oulà. Papa qui devient chacha, c’est assez rare pour être noté. Mais je les comprends. J’ai eu dès que j’ai vu la photo une tendresse soudaine et incontrôlée envers cette enfant. Et je ne suis que la tante. Qu’est-ce que ce doit être quand c’est son enfant, et qu’on le voit en vrai !

Et quel sentiment étrange et merveilleux de savoir son frère Papa. Mon frère bien-aimé, tu feras un tellement bon père !

Comme notre famille a évolué ces trois dernières années, plus qu’elle ne l’avait jamais fait auparavant ! Oui, que de changements en trois ans. Henri s’est marié, le voilà père, quant à moi, je vis mes derniers instants de «jeune fille», terme un peu emprunté mais parlant. Mayeul qui rentre au séminaire dans un an. Nous sommes dans une période où la vie va si vite qu’on a l’impression qu’elle nous dépasse. Mais quand ce sont de telles bonnes nouvelles, on est bien content, finalement, d’être dans un TGV !

Depuis hier, je suis donc dans la joie d’aimer profondément un nouveau petit être ! Ma nièce, comme j’ai hâte de te voir. Ça me fait penser que je ne l’ai même pas dit à Jo. Je vais frapper à sa porte. Elle l’entrebaille d’un air un peu bizarre.

-Oui ?

-J’ai oublié de te dire, ma belle-sœur a accouché ! Une petite Zélie et…

-Oh trop cool ! Mais tu peux me raconter ça plus tard ? Je suis occupée là, désolée.

Et elle ferme la porte. Un peu dépitée, je retourne à ma chambre vide. C’est étrange, ça ne ressemble pas à Jo, ce genre de comportement. J’espère qu’elle va bie….

-Toutes sur Aliiiiiiiiii !

Ma porte vient de s’ouvrir à grand fracas, et je vois débarquer Jo, Anne-Emm, Elisabeth, Marie-Laure, Laura, Isaure, Hermine, et même Victoire, que je n’ai pas vue depuis six mois, et qui me tombe dans les bras.

-Vic ! Anne-Emm, mais tu es rentrée ? Elisabeth !? Isaure, Hermine, Laura ? Mais, Vic, qu’as-tu fait de ton fils ?

Victoire me colle un bisou sur la joue et me dit :

-Tu ne pensais pas que tu allais t’en sortir sans EVJF, non ? Mon fils est avec mon beau gosse de mari François, son père, et ils en sont tous les deux ravis ! Tu es bien dispo ce soir et demain ?

-Ben, oui. Mais toi ? Tu ne travaillais pas ?

-Mes vacances ne sont pas finies ! Maintenant, tu arrêtes les questions et tu nous suis !

Et elles m’entraînent dans une voiture. Je leur avais dit de ne rien faire, mais mes amies sont entêtées. Et après tout, tant mieux. Car dans trois semaines, c’est bien une nouvelle vie que j’aurai. Et je suis contente de fêter la vie que j’ai eue jusqu’ici avec ces personnes, si chères à mon cœur, et qui me connaissent si bien.

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